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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 11:44

 

           Averti par un ami de la présence d'une épave au détour d'un chemin, je me décidai d'aller y jeter un coup d'oeil quand je passerai dans le coin. Après quelques minutes de recherche, qu'elle ne fut pas ma surprise quand je vis cette caisse carré, à quelques mètre du chemin en question. Il s'agit là de la plus vieille épave que j'ai rencontré.

 

  

           Il s'agit d'une voiture de la fin des années '20, début '30, sûrement une Citroën AC4. Après un rapide tour du propriétaire afin de trouver quelques indices (plaques constructeur), rien ne me permis de confirmer cela, du moins, aux premiers abords.

 

 

          Tout d'abord, le plus marquant en arrivant sur cette épave, c'est l'ouverture des portes arrières, qui s'ouvrent vers l'arrière. Quelques voitures du début des années 30 avait cette spécificité, dont la Citroën AC4. De plus, la nervure qui fait tout le tour de la voiture colle avec celle le l'AC4. A cela s'ajoute la forme de la lunette arrière, ainsi que celle du tableau de bord.

 

 

            Les angles de vus autour de cette Citroën sont peu nombreux du fait de la présence d'arbres tout autour, des arbres qui devaient être encore petits quand cette AC4 a été déposée là, puisque chose qui est sûre, cette épave est là depuis plusieurs décennies. Elle est aujourd'hui bien ancrée dans le sol et fait désormais parti du paysage.

 

 

           On arrive encore à distinguer l'emplacement de la malle arrière puisque on remarque sur la face arrière un rectangle où la peinture est encore présente, un endroit où la rouille et la mousse ne se sont pas encore bien installés. Cela laisse présager que la malle devait être sur l'épave et a été enlevée par la suite

 

 

           Ce qui fait plaisir à voir sur cette épave, c'est la présence de la caisse quasi-entière, malgré l'avant ayant disparu, trois des quatre portes sont toujours accrochées, quant à la quatrième, elle traîne au sol à quelques mètres de l'épave. D'autant plus que certaines portes s'ouvrent toujours, mais n'y touchons pas trop ...

 

 

            On peut voir ci-dessous que les portes sont entrouvertes, ce qui nous montre la façon dont elles s'ouvrent. D'ailleurs, on constate que la porte avant est toujours doté de sa poignée extérieur, la seule qu'il reste sur les trois portes encore debout. Cela nous invite à aller voir ce qu'il se passe de l'autre côté, à l'intérieur...

 

 

           A l'intérieur, comme on s'en doute après des décennies passée ici, il ne reste plus rien, seul l'armature subsiste. Le tableau de bord est completement dégarnis, du moins, si l'on excepte la tirette sur la gauche, sinon, il s'agit d'un véritable squelette.On devine l'emplacement des compteurs au centre, et de divers boutons.

 

 

          De l'autre côté de la caisse, ce n'est guère mieux. Quelques morceaux de la boiserie sont toujours présent, sur lesquels étaient tendus les garnitures intérieures. Au sol, mais non visible sur cette photo, apparaît, entre quelques feuilles et morceaux de bois, des ressorts, seuls élément encore restant des fauteuils. Mais la présence d'objets tels que du barbelé et de quelques piquet de bois nous prouvent que cette voiture à servis de débarras à un agriculteur.

 

 

           Retour à l'extérieur, devant le pare brise (du moins sont emplacement) où se trouve cette entrée d'air, un élément qui permet encore de dire qu'il s'agit d'une Citroën AC4. On constate que la rouille a fait son oeuvre, en transformant le métal en dentelle, mais globalement, la caisse a plutôt bien résisté au vu des années qu'elle a passé dehors, la tôle utilisé à l'époque était donc de bonne qualité.

 

 

          La nature reprend lentement des droits, sur cette partie du toit, la mousse prend place aussi bien sur les boiseries que sur les parties métallique.

 

 

               Une dernière vue sur l'épave, ou l'on distingue encore les gouttières et, élément encore plus rare, l'intérieur des clignotants d'ailes, composé de petits éléments métallique assez fragile.

 

 

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null  Retour à la page des épaves  null 

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Published by alexrenault - dans autres
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commentaires

christophe 19/04/2011 22:59



tout d abord un grand merci pour ton site


tu nous fait voyager en famille


une petit question ou se situe cette merveille


et quelle apareille utilise tu pour prendre de si beaux clichés


merci d avance de ta reponse et surtout continue de nous faire partager tes oeuvres


 



alexrenault 20/04/2011 12:01



Bonjour


 


merci pour ce commentaire fort sympathique. Cette épave d'AC4 se trouve dans le 87 près du village de Chaptelat.


Concernant l'appareil photo que j'utilise, c'est un vieux et simple Kodak C503.


 


Cordialement


 


Alex'



philou de http://vroomvroom.canalblog.com/ 19/01/2011 20:09



ma rubrique préférée .....


je me demande comment tu fais Alex' pour dénicher ces épaves et là tu as fait fort avec cette Citroën abandonnée depuis des décennies ...


En tous cas, ça reste à chaque fois un plaisir que de lire tes "reportages"   .....



alexrenault 19/01/2011 22:37



salut phiphi


merci pour ton commentaire qui m'encourage à continuer cette rubrique. ;)


Il faut dire que les épaves automobiles m'inspirent beaucoup, j'adore ces voitures arrivées là on ne sait comment, on ne connait rien à leur histoire, des fois, on ne reconnais même pas le
modèle, ...


De plus, je trouve que les épaves ont un fort potentiel photographique, souvent les jeux de lumières dans les bois, des nuances de teintes avec la rouille/peinture passée, et le fait de retrouver
des automobiles dans des lieux insolites pour une voiture ...


Et pour les dénicher, ba c'est soit des rencontres imprévues lors de mes ballades à vélo, soit des connaissances qui me les indique ;)